PUCES DE ST-OUEN


Dimanche dernier, j'ai fait un petit tour aux puces de St-Ouen ou Puces de Clignancourt, revisiter tous les dédales de ruelles et passages remplis de meubles et de bibelots de tous les styles, du pire au meilleur, du cher au plus que cher... Il y avait bien longtemps que je n'y étais pas allée, et j'ai été surprise de voir combien de stands étaient fermés et à vendre, alors qu'il y a dix ou quinze ans, chaque propriétaire d'emplacement pouvait se vanter de pouvoir faire monter les enchères lorsqu'ils voulaient vendre, tellement l'endroit était prisé. On se repassait les places de père en fils, et les puces de St-Ouen étaient considérées comme les plus grandes d'Europe. Je ne sais pas si c'est encore le cas mais certains coins font triste figure et ont eux aussi été marqués par la crise.


Pour autant, le Marché Paul Bert reste le plus prisé et le plus cher, tendance meubles des années 50 à 70, scandinaves bien sûr, signés par les plus grands designer, et chers très chers bien entendu.




Chez ceux que l'on appelle dorénavant les "récupérateurs de matériaux", ont trouve encore des baignoires à pieds de lion pour pas cher, des radiateurs en fonte qui pèsent une tonne et vous attendent empilés et encore dans leur jus, des grilles et bastringues de balcons de toutes les formes plus ou moins rouillés superbes à transformer en tête de lit, des sculptures de jardin qui attendent preneur dans un décor venu d'ailleurs au milieu d'un jardin sauvage qui reprend ses droits...






Il y a aussi les petits malins qui font sensation par l'accumulation et le gigantisme, comme dans cet étrange hangar à grande verrière, peint en gris foncé et rempli du sol au plafond de meubles en acier improbables, de cruches comme juste sorties du four entreposée sur des tablettes en métal à perte de vue. Tout est dans la mise en scène... et ça fait vraiment rêver. A l'heure du déjeuner, je n'ai vu personne garder ce bizarre entrepôt, pas moyen de connaître les prix. Étant donné que le plus petit objet est une tête de buffle empaillée, il n'y a pas de quoi craindre le vol! Ici, on retrouve tout les objets déco les plus prisés du moment dans les magazines de décoration, les squelettes d'animaux sous cloche, les armoires de gymnase en métal brossé, le papier-peint aux motifs d'herbier noir et blanc, des chaises Tolix à la peinture écaillée vendues plus chères que neuves, etc.




   

Mais ma visite préférée reste le Marché Vernaison, avec ses passages étroits, ses surprises au détour d'un croisement, sa guinguette "Chez Louisette" où l'on peut manger une andouillette fumante sur une nappe à carreaux rouge et blanc, en écoutant une chanteuse interpréter les succès d'antan d'Edith Piaf, et au coude à coude avec des touristes allemands friands de ce folklore parisien... Un Paris de poche que finalement peu de parisiens connaissent, malheureusement. Là, à peine arrivée depuis cinq minutes, j'ai trouvé un service de six tasses en porcelaine vert bouteille me rappelant l'Allemagne et que j'ai emporté pour à peine 20€ au lieu de 30. Bien sûr, j'étais venu pour des meubles de métier, rêvant de trouver la perle rare pour pas cher... J'ai trouvé les perles, mais même si finalement elles n'étaient en effet pas si cher que cela, 600€ avec quelques travaux à faire pour que cela corresponde à ce que je cherche... disons que je suis restée sage.

  

Les puces sont ouvertes tous les samedi, dimanche et lundi, de 9h30 à 18h.
Métro porte de Clignancourt (ligne 4)
http://www.pucesdeparis.fr/
http://www.parispuces.com/FR/

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