De l'inconstance de la vie...


Vous êtes tous au courant bien sûr, le magazine néerlandais amoureux des petits papiers, FLOW, est sorti en édition française la semaine dernière et toutes les blogeuses se le sont arraché. En bonne suiveuse, j'ai fait de même, parce qu'ici, à Bergerac, il faut bien l'avouer, il n'y a pas grand chose à faire. Et depuis 15 jours au chômage, ça donne le temps de se retourner les idées dans la tête.
Finalement, ce n'est qu'aujourd'hui que je l'ouvre enfin, ce magnifique magazine, et quelle n'est pas ma surprise de trouver en premier article, l'éloge de la vie d'une journaliste Roos Ouwehand, inspiré par le livre d'une infirmière Les Cinq Regrets des personnes en fin de vie de Bronnie Ware. Ces gens me sont inconnus et pourtant, tout ça résonne fort!


Pourquoi continuer de se faire dicter sa vie par les autres, par le Courant Dominant, et se réveiller sur son lit d'agonie en se disant que l'on a raté quelque chose?
A l'époque de mes parents, les jeunes faisaient des études pour avoir un métier, rentraient dans une entreprise ou dans la fonction publique pour n'en sortir que couronnés du badge des retraités quelques quarante années plus tard. Ils se mettaient en couple à 20 ans, se mariaient à 25 et avaient leur premier enfant dans la même année, en même temps que leur première voiture, puis venait la maison. A quarante ans ou parfois à cinquante, ils faisaient leur crise de la quarantaine, prenaient un amant, ou bien quittaient leur conjoint et se mettaient à croquer la vie par les deux bouts. Pendant 2 années peut-être, histoire de ne pas avoir de regrets. Et couler à nouveau des jours paisibles dans l'attente de la retraite...

Aujourd'hui un parcours de vie, c'est une série de recommencements.
Changer d'emploi, changer de ville, changer de partenaire, changer d'envie??

Moi, au regard du chemin suivi par mes parents, j'ai tout fait à l'envers.

J'ai fait des études pour mon plaisir, longtemps, très longtemps.
Puis je suis partie vivre un peu à Berlin, histoire de voir si la vie là-bas y est meilleure. Pour m'éloigner de mes racines aussi, et tracer ma route, chercher ma voie, construire ma vie, ouvrir mon atelier-boutique... Et cruellement atterrir, sans parachute, quatre ans plus tard.
Je suis revenue vivre dans cette ville que j'avais fui, pour un poste à responsabilité en or, et j'ai rapidement compris que ce n'était pas mon idéal, alors j'ai dis "merci, au revoir, ce n'est pas pour moi".
Et là Pif Bam Boum, ce qui ne devait plus être, arriva. Mon petit garçon est rentré dans ma vie.
Pour lui, pour nous, mais aussi pour une offre de travail de dernier espoir deux mois avant la fin de mon chômage, nous sommes partis vivre à Bergerac. Et voilà que six mois plus tard, à nouveau sans emploi, s'offre à moi tout le champ des possibles, en théorie... Sauf que poussée par la culpabilité, l'angoisse, la pression de l'entourage, je me surprends à chercher un travail dans lequel je ne saurai pas m'épanouir, sachant que je n'ai qu'une envie, celle de créer ma propre entreprise et d'écrire seule la suite de mon parcours. Pour moi, pour lui aussi.
Aux yeux des autres, je suis dans l'inconstance. Mais comme me l'écrivait ce matin mon amie très chère des Montagnes, à l'annonce de sa mutation probable sur l'académie de Grenoble, "Au moins toutes les deux, on ne s'ennuie pas dans un destin tout tracé, avec nous tout est possible..." 
Et bon sang OUI! c'est bien comme ça qu'il faut voir les choses... 
AVEC NOUS TOUT EST POSSIBLE

2015, une année à FAIRE et à DÉFAIRE

EXTRAIRE et SOUSTRAIRE,  
CONSTRUIRE et CRÉER
et par dessus tout AIMER.

Je ne sais pas si je me retournerai sur mon lit d'agonie quand l'heure sera venue, pour constater que je suis passée à côté de la vie que je me souhaitais, mais en tout cas, j'aurais passé du temps à essayer de trouver mon bonheur...
ICI et MAINTENANT



FLOW
l'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves
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Commentaires

  1. Très bel article, et je vous souhaite tout le bonheur d'aller jusqu'au bout de vos rêves en suivant votre parcours, celui que vous vous êtes choisi.
    Oserais-je toutefois vous dire que le schéma que vous décrivez de ceux qui ont programmé leur vie à l'instar de celle de vos parents ont pu également s'en éloigner. Pour cela, ils ont dû aussi croire très fort en leur rêve, tenter de s'armer de courage et aussi s'affranchir d'une certaine peur, celle d'oser ne pas faire comme tout le monde.
    Il me semble que suivre des chemins de traverse et y réussir, même et surtout si le chemin est semé d'embûches, est observable quelle que soit l'époque et le lieu.
    Le bilan d'une vie de toutes façons ne se résume pas à une grande réussite spectaculaire, mais aussi à de toutes petites qui cumulées allument des étoiles dans les yeux de ceux qui comptent vraiment.
    Bonne chance à Bergerac ou ailleurs et merci pour le "ICI et MAINTENANT".
    eMmA

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    Réponses
    1. Merci eMmA pour ce joli commentaire
      Bien sûr que quand on généralise, on a tendance à oublier tous les autres, qui au jour le jour essayent eux aussi d'écrire leur vie dans la singularité et la différence. Et c'est grai qu'il faut du COURAGE pour tracer son chemin....
      Et j'ai jete un œil sur votre blog grâce au lien sur votre nom... J'adore vos plumes, elles sont très poetiques, et à ce que j'ai pu lire, je crois que Flow aura une longue vie en France! Quelle inspiration...

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